Peintre matiériste.
Michèle le Gallo travaille pièces de bois, toiles de lin et papiers en technique mixte, combinant pigments à l’huile ou acrylique, encres et feuilles de cuivre.
Artiste Loirétaine.
Artiste née à Paris, installée à Meung sur Loire depuis quelques années pour se rapprocher de la nature, source d'inspiration.
OEUVRES RECENTES
Peinture sur Papier
« La vie est une douce brûlure.
Au commencement des temps le feu rencontra l’eau, son ennemie. Et il s’unit d’amour avec elle en secret. D’où sont nés tous les vivants, les plantes d’abord, flammes mouillées, et nous, les étincelles.
Sève et sang sont eau qui flambe et feu qui coule, feu sage, tempéré d’eau qui ne consume pas ce qu’il a pris, mais le compose, feu qui jouit et se recueille, feu qui pense.
Oui la vue est une douce brûlure. »
Peinture sur Bois
L'Homme, qui se voit partout au centre des choses, peuple les arbres de présences anthropomorphes, nymphes, dryades, hamadryades, sylvains...
Mais les arbres ne l'ont pas attendu, et s'il faut leur façonner une âme, c'est à des formes de vie bien plus anciennes qu'on doit penser, coquillages et crustacés, insectes ou arthropodes.
Les voici surgir de leur enveloppe de bois, praires ou palourdes, coques et ormeaux, solens ou couteaux, lucanes et scarabées-rhinocéros, tout un antique bestiaire chamarré, caparaçonné d'écailles boiseuses, vernissé de sèves polychromes et de sucs bigarrés, parfois troué d'un œil interrogateur, parfois fendu d'une bouche prophétique, toujours tendu vers l'azur, principe d'élan vital...
Peinture sur Toile
Née à Paris, j'y ai fait toutes mes études, j'y ai suivi ma formation de peintre, j'y ai connu mes premières réussites. J'aime cette ville, je m'y rends souvent. Mais c'est dans l'Orléanais que je me sens chez moi, parce que j'y suis au plus près de la nature. Meung-sur-Loire, comme son nom l'indique, c'est un bord de fleuve, et pas n'importe quel fleuve: le dernier sauvage d'Europe, dit-on. Cela peut paraître paradoxal de parler de la Loire, car je ne suis pas un peintre de l'eau. Mais ce qui me fascine, c'est la vie à laquelle l'eau donne naissance, c'est la matière qu'elle irrigue. Les rives de Loire voient triompher la Nature sous toutes ses formes, dont la plus envoûtante me paraît être l'arbre. Pour l'enfant que j'ai été, les arbres parisiens étaient les rares exceptions au règne de l'asphalte, du béton, de la pierre et du verre, à tout un univers minéral, les signes d'une résistance de la nature à la culture urbaine. Pour l'adulte que je suis, vivre en lisière de Sologne, c'est comme un retour aux racines, littéralement.